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Nathalie bouquine

La rigueur, moi ça me gâche le plaisir de la lecture, je préfère me laisser porter de page en page et de livre en livre. Holden, mon frère-Fanny Chiarello

Le juste milieu-Annabel Lyon

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    342 Avant Jésus Christ, sous la Grèce Antique, Aristote enseigne auprès d'Alexandre le fils de Philippe, roi de Macédoine. Alors que son père est en guerre contre les perses, Alexandre s'initie à l'art de la guerre, et aux précèptes d'Aristote avec Héphaiston. A cette époque, les Athéniens et les Macédoniens ne s'accordent pas, Athènes est sur le déclin. Bien que Macédonien, Aristote est désavoué par les siens pour avoir étudié à Athènes, ancien élève de Platon, il brigue la direction de l'école d'Athènes, qui lui est refusé car il est macédonien. Maitre et élève vont établir une relation plus qu'académique, en initiant Alexandre à la philosophie, la logique, la médecine et la littérature, Aristote distille la connaissance et forge l'esprit dd'ouverture de celui qui va devenir Alexandre le grand.

 

Lire des romans historiques peut être décevant à certain égards. Ce roman est avant tout ancré dans un quotidien, aussi suit-on de manière décousue la vie d'Aristote, de son enfance à sa vie d'adulte. Bien sur, les rencontres entre Alexandre et le philosophe sont prépondérantes dans le roman. L'auteure s'est avant tout attaché à retranscrire la vie d'homme d'Aristote, enfant il suit son père, médecin qui éffectue ses visites auprès des malades. Adulte, il s'emploie à gérer sa maison avec son épouse Pythias. Autre passage marquant est l'achat d'une esclave Athéa pour seconder son épouse. L'auteure a su donné une dimension humaine au personnage d'Aristote.

 

Cependant, au fil de ma lecture, il m'a fallu consulter l'internet pour en savoir plus sur le philosophe, j'ai trouvé le récit assez creux  à ce sujet, ainsi que le versant politique de l'époque notamment cette rivalité entre la Macédoine et Athènes. J'ai regretté cette consultation, car ce que j'ai lu me laisse penser que l'auteure a fait quelques anachronismes dans le récit, et m'a complètement démobilisée sur cette lecture.

 

Elève de Platon durant plusieurs années, la formation d'Aristote à l'école platonicienne est très édulcorée, l'auteure n'a vraiment consacré que quelques pages à ce sujet. Là aussi, je suis restée un peu sur ma faim concernant ce roman, qui certes met en scène deux personnages historiques, cependant au fil des pages j'avais ce sentiment de vacuité, deux personnes se font face sans grande envergure.

 

C'est vraiment, le reproche que je peux faire à ce roman, c'est qu'il est vraiment plus "romancé" qu'historique, au point de négliger le rôle historique du personnage, l'apport d'Aristote à la philosophie, la fondation d'une école, Et, il m'est arrivé de m'ennuyer dans cette reconsitution de la Grèce Antique, un peu trop étriqué à mon goût. Et le personnage d'Alexandre n'a pas trop de difficultés à prendre le dessus sur celui d'Aristote.

 

Même si cette lecture ne m'a pas complètement emballée, j'ai trouvé certains passages agréables notamment le personnage de l'esclave Athéa, et la pratique de la médecine sous l'antiquité, montrant l'intérêt de l'auteure pour cette période.

 

Ayant reçu ce roman, dans le cadre de la dernière opération masse critique, je remercie Babélio pour l'envoi de ce roman, ainsi que l'éditeur Quai Voltaire pour l'envoi de ce livre.  Le juste milieu sur Babélio pour lire d'autres avis.

 

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