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Nathalie bouquine

La rigueur, moi ça me gâche le plaisir de la lecture, je préfère me laisser porter de page en page et de livre en livre. Holden, mon frère-Fanny Chiarello

Les trois mousquetaires-Alexandre Dumas

Quel pavé pour cet été ?

 

Pour moi, Les Trois Mousquetaires d’Alexandre Dumas, choix implicite habitant la Gascogne, et une volonté de sortir de ma Pal un livre datant de 1860, déniché chez un bouquiniste pour quelques euros. Ce n'est pas une "première édition", juste l’une des premières éditions feuilletonesques, illustrée par J-A Beauce.

J'ai quelques livres "anciens", sans valeur, je ne suis pas collectionneuse, j'aime bien ces livres reliés, l'idée qu'un lecteur d'antan ait eu la patience d'attendre les 39 livraisons pour lire la totalité de ce roman. La reliure est très terne, abîmée par le temps, sans être en mauvais état, avec ces vieux exemplaires, le risque est grand, qu'il manque quelques pages. Le format n'est pas adapté pour une lecture de pages, ces livres ont la taille de grand cahier et le texte est sur quatre colonnes

 

Dumas et moi, ça date depuis la lecture de La Reine Margot dans les années, au moment de la sorte du film de Patrice Chéreau, puis je me suis laissé séduire quelques années plus tard par le Comte de Monte Cristo, toujours dans mes vieilles éditions illustrées, (là aussi trouvées au hasard chez Emmaüs, une bonne adresse)

 

 


 

 

 

 

 

Les Trois Mousquetaires, relate l’ascension vers la capitale d’un jeune gascon, D'Artagnan, né Charles De Batz Castelmore à Lupiac dans le Gers. Ce jeune garçon un vrai caractère de gascon, vif d'esprit et au tempérament impulsif, orgueilleux part pour intégrer La compagnie des Mousquetaires du roi, de Monsieur de Tréville. Au départ, Cadet dans la compagnie des Essarts, qui fait office d'enseignement militaire, le jeune gascon va gagner sa place dans la compagnie des Mousquetaires du Roi.

 

Le caractère impétueux et exceptionnel du jeune homme va lui permettre en l’espace d’une journée de lier amitié en la personne de Porthos, Aramis et Athos, les trois mousquetaires et de sa logeuse, la belle et pure Constance Bonacieux, dont il s'éprendra vite, lingère de la reine Anne d'Autriche; et de s'attirer les inimitiés d'un homme de pouvoir le Cardinal de Richelieu, en provoquant l'inconnu de Meung, le Comte de Rochefort,son homme de main, et en croisant le fer avec les gardes du Cardinal Richelieu, les éternels duels entre les gardes du Cardinal et les Mousquetaires du roi.

 

 

S’ensuit une série d’aventures visant à contrecarrer les plans du Cardinal, contre la reine Anne d’Autriche. Car le lecteur va vite comprendre : D'Artagnan, choisit le camp des Gens d'épée, par passion pour Constance, il va servir sa reine Anne d'Autriche, et son Roi et combattre Les gens de robe, les Cardinalistes camps des puissants prêt à tout pour conserver les pleins pouvoirs.

 

L’histoire des ferrets, connue de tous, qui met en péril le couple royal du fait de la relation coupable de la reine Anne avec le Duc de Buckingham, n'occupe qu'un tiers du roman, laissant le champ à d'autres intrigues,trahisons, complots ourdis par le Cardinal et son espionne de charme Milady de Winter, qui n’est anglaise que de nom, échanges de lettres, siège de La Rochelle.

 

Nos  trois Mousquetaires, menés par D'Artagnan s'interposent au travers du chemin de Milady, à la fois comme sauveurs puis par défi. Chacun d'entre eux  est accompagné de son valet, inféodé à son service; des complices efficaces au rôle crucial pour dénouer les dessous secrets des affaires de nos mousquetaires

 

Impossible de s’ennuyer, parfois j'ai même trépigné d'impatience, Dumas maîtrise l'intrigue et les dialogues, il sait couper le récit là ou il faut, laisse en plan son lecteur pour rebondir quelques chapitres plus loin.

 

Et de ce récit écrit à quatre mains et deux cerveaux, car dans l'ombre de Dumas, Maquet co-écrit, il en sort une histoire flamboyante, simple, drôle et dramatique. Si le récit est bordée par des faits historiques, connu de tous, Dumas a su valorisé l'Histoire en lui empruntant ses figures, le roi Louis XIII, la reine Anne d'Autriche, le Cardinal de Richelieu, dont il exagère les traits et des anonymes, car ces mousquetaires, ont eu une existence; puis l'imaginaire fait le reste.

 

Il prend un soin à nous brosser des portraits précis et passionnants, des personnalités fortes, indépendantes, dont les liens d’amitié renforcés à chaque aventure laissent transparaitre le meilleur et le pire de chacun ? Tour à tour, je me suis attachée à chacun, changeant sans cesse ma préférence. D’Artagnan et Athos restent les piliers de premier tome. Aramis et Porthos donnent une touche humoristique au récit, et permettent à l’auteur l’écriture de (La thèse d’Aramis, notamment). La fin des Mousquetaires m'a laissé supposer que, l'auteur n'a pas exploité tout le potentiel de ses personnages

 


Et face à ses Trois Mousquetaires, Dumas choisit l’ennemie au visage délicat et à la beauté fascinante ; Milady de Winter un personnage ambigu, à la féminité exacerbée, au destin contrarié, ses motivations sont souvent noircies par sa méchanceté, que l'on croit originelle et Dumas choisit d’en révéler l’histoire, et quelle histoire!!!

Le récit de sa captivité par Lord de Winter, son beau frère tient en haleine, (d’où la nécessité de le lire avec du temps devant soi). Milady est cette femme, qui choisit de vivre libre avant tout, une femme engagée et fidèle au Cardinal, elle aussi choisit son camp pas celui de la noblesse du cœur, mais a-t-elle le choix?


Certes, elle poursuit une quête vengeresse par amour, elle reste cependant un personnage noir, impossible à aimer, une femme face à quatre mousquetaires il fallait oser, et certes son devenir est sans concession mais O combien attendu tant sa soif de pouvoir et sa volonté de détruire s'accroit au fil du roman.

Le point d'orgue est atteint lors du face à face entre Milady et Constance Bonacieux au couvent des Carmélites, ce duel montre vraiment deux femmes, que tout opposent, réunies par le hasard et l'homme qu'elle partage D'Artagnan, l'une est perfide, l'autre tout en bonté, presque sacrifiée.Les facettes de Milady sont multiples et parfaitement exploitées rien ne manquent à l'intrigue, et le dénouement parfait.

 

Je ne me suis pas arrêté à ce récit, j'ai poursuivi ma lancée avec le deuxième pavé de cette trilogie : 20 ans après, car si mes vacances sont achevées, l'été n'est pas terminé.

 

 

Lu dans le cadre des Lectures thématiques sur Whoopsy Daisy,A la pointe du fleuret et lire chez Perséphone, un panorama des romans De Cape et d'épée et une filmographie, qui rappelle bien des souvenirs.

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M
Le Comte de Monte Christo fut mon coup de foudre Dumas !!! J'avais un peu moins été emballée par Les Trois Mousquetaires.
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D
Comme je comprends ton enthousiasme, j'ai écouté en livre audio le Comte de Monte Cristo, pas une minute pour souffler on est emporté et l'on a hâte de savoir la suite alors qu'on la connait parfaitement diable d'homme !!<br /> Par contre je n'ai jamais lu la reine Margot un oubli à réparer
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N
Tu me donnes idée pour la relecture du Comte de Monte Cristo, Dumas est si doué pour les dialogues, qu'on doit se régaler à l'écouter je suis d'accord même si l'histoire est connue, c'est un plaisir de la parcourir!
K
Ah là là, ces incontournables! J'ai lu la &quot;trilogie&quot; mousquetaires il y a quelques années (quant au Comte de MC, c'est mon chouchou)
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N
Je ne suis pas étonnée de savoir Edmond Dantes, parmi tes favoris!